ET CTERA
écrit pour le catalogue de l'exposition "2avant2" organisée par
l'association dard d'art à St Brieuc en 98
"Et alors ? Le point commun , le point commun, c'est le regard,
le regard,
celui des (sous)marins qui se demande, au fond, celui des (sous)marins,
dans la nuit et le froid, et le froid plein de vide, remplis de
vide, remplis de vide,
regard de l'artiste qui fait le plein de son environnement, et
son environnement,
le paysage, aujourd'hui, n'est-ce pas? c'est autant la télévision
par exemple,
vision par exemple évoquée dans la série 'Sans decque', car il faut se représenter
qu'aucune époque comme la nôtre n'aura certes produit autant d'images
autant
d'images, dont parfois le crispage, dans une opération visuelle
très particulière,
très particulière se donne à voir tout en se dérobant, se dérobant
et en cette
ambiguïté même, même, même, le regard est au travail, au travail,
qui
accorde le perçu et le su, çu et le su, dans une temporalité particulière
au mé-
dium, hier au médium...Regard encore, gare encore, celui des jeunes
visiteurs de
l'exposition "Lourd, Léger, voire très léger" [fort bien mise
en scène cet Au-
tomne par les Gens de Dard d'Art, il faut le dire, et notamment
grâce au travail
de son Président M Christian Pinçon, cela mérite d'être souligné,
n'est-ce-pas ?]
fort bien de biais ou sans détour le portèrent sur les petites
peintures de la
série 'Sans decque' et livrèrent en écho/miroir, en écho/miroir
une économie du
noir, du noir, celui qui est derrière, derrière la peau et le
voile de la peau
et de la peinture, pour paraphraser Jacques Lacan, et dont le
jeu de miroir, ren-
voie bien entendu dans son acception la plus littérale, appui
latéral, à une di-
mension de la conscience qui ressortit à l'Histoire de l'art dans
ses plus cul-
minants développements, veloppements
ainsi l'artiste choisit
de nous livrer,
de nous livrer, le reflet dans le même temps que son origine,
que son origine,
du monde, oui, il y en avait, et ils ont même fait de petits dessins, oui, des
seins ... Et encore le monde, oui, le monde, où le regard doit
puiser sans verg-
ogne,sans vergogne pour coller sur de dérisoires supports, risoirs supports de
photocopies, de feuilles de notes, de notes de travail, de travail
de force, de
forcer des fragments de toutes origines, des fragments du monde
tel qu'il est et
tel qu'il se donne, et à chaque fois quelque pensée, quelque pensée offerte à
Hqm par le monde, par tout le monde dont l'artiste, en son scrupule,
ne peut se
départir ci-après le démontage des installations, des installations,
restes,
économie du recyclage, écologie du cimentage, du lien social depuis
la quêteu
des marins et la contentation solitaire des 'Sans decque' vers
la grande soupe
informationnelle et turbulente et
"
" Ah ! Mais Je proteste mon cher confrère, alors là, je vous
arrête tout de suite,
au Nom de ma Revue je ne peux pas vous laisser dire une chose
pareille,
il est évident pour tout le monde que
"
Marcelin Pleyret à Plénin , in "La Critique Imaginaire", 1997
© pol guezennec
texte écrit pour le catalogue de l'exposition "2 avant 2", association
dard d'art, St-Brieuc 98 |